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Georges Fenech : un extrémiste à la tête de la Miviludes


 Publié le 26/09/2008 par pierredb - Lu 936 fois
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Georges Fenech, magistrat accumulant démêlés sur démêlés avec la justice, connu pour faire partie de l'aile dure des militants anti-minorités spirituelles, a été nommé par le gouvernement Fillon à la tête de la très controversé Miviludes, à la veille de l'ouverture du procès de l'Angolagate.
Georges Fenech, magistrat accumulant démêlés sur démêlés avec la justice, connu pour faire partie de l'aile dure des militants anti-minorités spirituelles, a été nommé par le gouvernement Fillon à la tête de la très controversé Miviludes, à la veille de l'ouverture du procès de l'Angolagate.

Georges Fenech, magistrat accumulant démêlés sur démêlés avec la justice, connu pour faire partie de l'aile dure des militants anti-minorités spirituelles, a été nommé par le gouvernement Fillon à la tête de la très controversé Miviludes, à la veille de l'ouverture du procès de l'Angolagate.

Allant à l'encontre des directives européennes concernant les droits de l'homme et le traitement des minorités religieuses, qui préconisent la création d'observatoires composés de spécialistes universitaires et d'échanges fondés sur le dialogue (comme dans la plupart des pays d'Europe), et conseille de ne pas utiliser des instances gouvernementales pour cela, le gouvernement de Monsieur Fillon a choisi de placer à la tête de la Miviludes Georges Fenech, connu pour ses positions extrémistes en matière de "sectes" et de réduction de la liberté de conscience.


Un choix qui doit nécessiter bien des appuis, puisque, outre la vindicte que subit la France en matière de tolérance religieuse de la part des instances européennes et des États-unis, qui ne pourra-t-être que renforcée, Georges Fenech est un homme au passé sulfureux et au présent opaque.


Reconnu coupable d'injures antisémites il y quelques années (ce qui lui avait valu la dissolution du syndicat de la magistrature qu'il présidait), il comparaîtra à nouveau devant la 17ème chambre correctionnelle le 16 octobre pour "injure envers des personnes et envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" et "détournement de suffrages par fausses nouvelles, bruits calomnieux et autres manœuvres frauduleuses", suite à des accusations lancées à l'encontre de membres du parti "La France en Action".


Mais avant ou après cela, s'ouvrira le procès de l'Angolagate, dans lequel Georges Fenech est prévenu, pour avoir reçu 100 000 francs de Monsieur Falcone dans cette affaire de trafic d'armes.


Nommé à la tête de la Miviludes juste après avoir vu son mandat de député annulé pour irrégularités financières dans ses comptes de campagne électorale, Georges Fenech est un homme qui bénéficie de suffisamment d'appuis pour pouvoir espérer passer entre les mailles du filet.


Aujourd'hui interrogé, Georges Fenech a rappelé sa volonté de s'en prendre aussi aux médecines douces, en affirmant qu'un naturopathe pouvait être une secte.


Son principal cheval de bataille, l'Église de Scientologie, se trouve aussi être le principal adversaire des drogues psychiatriques fournies par le lobby pharmaceutique, dont la France est l'un des plus gros consommateurs. Une manne que Georges Fenech semble bien décidé à défendre bec et ongles.


Mais derrière ce choix se cache peut-être une erreur de jugement. Georges Fenech commet régulièrement des fautes de zèles qui mènent à l'échec des missions qui lui sont confiés. Après avoir obtenu une commission parlementaire sur les enfants et les sectes en 2006, il s'était révélé incapable de prouver la véracité des chiffres qu'il avançait, et s'était vu ridiculisé lors des audiences qu'il avait menées dans le cadre de cette commission, dans laquelle des chiffres extrêmement peu élevés (voire inexistants) de cas recensés de difficultés liées à un appartenance d'enfants à des minorités spirituelles avaient été confirmés par les hauts fonctionnaires et le Ministère de l'intérieur.


Une incompétence qui n'arrête pas le gouvernement Fillon, et mènera peut-être à l'attendue dissolution de la Miviludes évoquée à plusieurs reprises par certains acteurs du gouvernement. Une dissolution possible qui inquiète Georges Fenech, qui avant même de prendre la succession de Monsieur Roulet a proposé au Premier Ministre de changer la loi pour pouvoir rendre pérenne ladite Miviludes.


Mais qui se cache derrière Georges Fenech ?



  

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