Vous avez dit consultation directe ?
Exit le cloisonnement entre profanes et novices du journalisme. Un cyber média prend acte du souhait des internautes et bouleverse la donne.
Les lecteurs prennent directement part à l'élaboration de l'information sous le "parrainage" d'un journaliste professionnel qui synthétise les données vérifiables recueillis.
Une source d'information inédite pour le professionnel du journalisme qui voit ainsi ses recherches grandement facilité. Le citoyen se retrouve désormais au centre du débat public.
Pour cette première le journal a sélectionné le thème de la vaccination obligatoire. Les raisons de ces choix sont expliqués au prologue de l'enquête.
L’auteur annonce que le sujet est sensible et controversé puis au cour de l'enquête il prévient :
Le sujet est sensible et controversé
En France, "les effets indésirables des vaccins : une vigilance de tous les instants. La pharmacovigilance a pour objet la surveillance du risque d’effet indésirable produit par l’utilisation d’un médicament, dont font partie les vaccins. La pharmacovigilance, véritable mission de sécurité sanitaire, est assurée par un réseau de 31 centres régionaux de pharmacovigilance (les CRPV), régis par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Les professionnels de santé en sont un des pivots essentiels. Médecin, chirurgien-dentiste, pharmacien, infirmière, sage-femme… ont en effet une obligation de signalement de tout effet indésirable grave ou inattendu, lié à l’administration d’un médicament. Cette notification auprès du CRPV doit être immédiate, les patients doivent être informés des déclarations faites à leur sujet. Depuis le 1er janvier 2006, la réparation des préjudices directement imputables aux vaccinations obligatoires dans les conditions mentionnées au chapitre “vaccinations” du code de la santé publique est désormais instruite par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) au titre de la solidarité nationale en application de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004. C’est aussi l’Oniam qui est chargé de l’organisation durèglement amiable des accidents médicaux (aléas thérapeutiques) prévus par la loi et d’indemniser les victimes. La réparation des accidents de vaccinations non obligatoires peut entrer dans le champ de ce dispositif."
Ce texte est extrait du dossier de presse diffusé aux journalistes lors de la Semaine de la vaccination qui a eu lieu en 2007 du 16 au 22 avril. La source du dossier : l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
Au vu des affirmations contenues dans cet extrait, tout journaliste ne peut que penser (à moins d’être sensibilisé ou de développer son esprit critique) : « Puisque la vigilance sur les effets des médicaments, dont les vaccins, est assurée ; que les professionnels ont l’obligation de signaler leurs effets indésirables, que les victimes éventuelles de ces effets sont indemnisées, il n’y a pas à s’en faire. Tous ceux qui insistent sur les effets nocifs des vaccins ne peuvent être que des détracteurs de mauvaise foi puisque ces effets sont pris en compte dans une veille “de tous les instants” ». Naturellement, le journaliste se fie à la source on ne peut plus sérieuse du communiqué.
Mais sait-il que ce système de notification spontanée des effets indésirables n’existe que depuis très peu de temps ? Qu’il est encore embryonnaire ? Que son personnel est réduit, avec des niveaux de formation peu spécialisée dans le domaine des vaccins ?
"Cette nouvelle forme de journalisme a ceci de particulier et de très intéressant à notre sens, c’est que chacun peut avoir une vue globale de la question (opinions + enquête + réactions) et entendre les arguments des uns et des autres dans le même média : c’est là une grande originalité et la grande force de cette démarche. Ajoutons que les acteurs concernés (institutions ou autres) peuvent à tout moment apporter des compléments ou des rectifications à l’enquête" tient à préciser Jean-Luc Martin-Lagardette, l'enquêteur à l'origine de la synthèse journalistique
Les Commentaires
Mais toute tentative de collaboration, de mise en commun des connaissances, peut être salutaire. Bravo a ceux qui tentent, dans un coin de la toile, de révolutionner l'info. Et bonne chance!